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L'activité sismique du volcan se poursuit. L'observatoire
continue d'enregistrer près de vingt événements quotidiens
(dont un de magnitude 1,5 hier) et dans ces conditions il n'est
pas question d'envisager une levée de la préalerte, en vigueur
depuis lundi. Une série de six séismes, au cours de la nuit de
jeudi à vendredi, a même laissé planer pendant quelques
dizaines de minutes la possibilité d'une crise. Mais l'activité a
repris son cours "normal" ensuite.
Il n'existe pas de restriction d'accès à l'enclos actuellement.
Néanmoins, comme le rappellent les panneaux d'information
mis en place par l'Office national des forêts, la vigilance est de
mise. Les randonneurs doivent savoir que les crises du piton de
la Fournaise démarrent souvent sans préavis. En période
prééruptive, quelques dizaines de minutes à peine suffisent au
magma pour monter vers la surface. Où va-t-il alors jaillir ?
Les scientifiques ne peuvent déterminer le point de sortie
possible qu'au cours de son cheminement vers l'air libre, qu'ils
suivent grâce à leur réseau de surveillance et ses capteurs qui
auscultent le volcan en temps réel. D'où l'importance pour les
randonneurs ne ne pas s'aventurer dans les zones du sommet
ou de l'enclos où se produisent habituellement les éruptions.
Ainsi le fond du cratère Dolomieu est-il totalement interdit depuis
1992. De même vaut-il mieux éviter d'entreprendre le tour des
cratères puisque les flancs nord, est et sud sont régulièrement
déchirés par les fissures éruptives qui coupent le sentier. Seule
la partie ouest du sommet (cratère Bory) semble relativement
sûre. On l'aura compris : même si elle n'est pas interdite,
l'ascension du sentier de la Soufrière (à gauche après la
chapelle de Rosemont) n'est donc pas recommandée... |